05/01/2015

"Ces aveugles qui voient avec leurs oreilles" Le Monde

Dans un article paru le 2 janvier dans la rubrique Sciences du Monde, N. Herzberg raconte :

Capture écran vidéo Daniel Kisch écholocation, jpg"La vidéo paraît presque banale. De jeunes hommes parcourent des chemins de campagne à vélo. Un autre descend la rue en skateboard. Un garçonnet lance un ballon dans un panier de basket. Douces images du sport. Sauf que des images, ces jeunes n’en voient jamais : ils sont aveugles. L’association qui produit ce clip s’appelle World Access to the Blind. Comme son nom l’indique, elle souhaite ouvrir le monde aux aveugles. Avec un outil privilégié : l’écholocation."

 

L'auteur nous explique aussi "L'Illusion de Charpentier" et la "Vision alternative" et nous démontre que "Le cerveau peut entendre" selon les termes du Pr Amir Amedi.
La conclusion de l'article: "L'avenir réside dans la technologie"
 
Source et article complet : Lemonde.fr

17:45 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

08/12/2014

"Le mythe de l'humain augmenté" de Nathaniel Jarassé dans Libération

Une longue et bonne analyse du chercheur en robotique Nathaniel Jarassé parue sur Libération en collaboration avec le CNRS.

"Face à certains transhumanistes qui prônent le dépassement de notre condition biologique, nous devons revenir aux réalités des personnes appareillées qui ne sont pas des hommes machines."

Dans cet article, l'auteur nous explique que les innovations sont nombreuses et porteuses d'espoir mais qu'il y a une grande confusion entre les films de science-fiction, l'imaginaire collectif et la réalité : " il n’existe, parmi les prothèses corporelles disponibles actuellement, rien de permanent, rien de «fusionné» avec le corps, et rien de réellement contrôlable par la «pensée»."

Photo Oscar Pistorius par E. Palsson, jpgPar exemple Oscar Pistorius peut courir plus vite que de nombreux sportifs mais doit changer de prothèses pour se tenir debout, marcher ou nager.

L'auteur explique aussi que le "mythe engendré par la fiction, l’appropriation instantanée des appareillages, l’espoir de jouir immédiatement de membres robotisés." n'est pas réel du tout et qu'il faut énormément de temps, des heures d'entrainement pour les faire fonctionner et que souvent des patients préfèrent des prothèses plus simples.

Sources et suite de l'article  : Libération.fr ou lejournal.cnrs.fr

Photo : Oscar Pistorius par E. Palsson

18:13 | Tags : cnrs, libération, mythe, prothèses | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

14/11/2014

Equiphoria à La Canourgue : première publication scientifique

Capture écran Logo Equiphoria, jpg"La société lozérienne spécialisée dans la thérapie assistée par le cheval vient de franchir un cap. En publiant une 1e étude dans un magazine scientifique international, Equiphoria assoit un peu plus la pertinence de son travail. Elle traite 50 patients par semaine."

Equiphoria c'est un Institut d’hippothérapie et d'équithérapie pour les personnes en situation de handicap. Il accueille pour les handicaps moteurs des personnes atteintes d'Infirmité Motrice Cérébrale, pathologies neurodégénératives, Sclérose Latérale Amyotrophique, Sclérose en plaques, Myopathies, Traumatismes Crâniens, Accidents Vasculaires Cérébraux, Spina Bifida, etc..


C'est un outil mis à la disposition des personnes en situation de handicap, du corps médical, des familles pour y suivre une thérapie avec comme support: le cheval d’où la dénomination d’Equiphoria qui résume la philosophie du principe : le cheval en tant que support.

Equiphoria a publié dans Neurology & Neurophysiology une étude cas nommée :  « Neurogical Rehabilitation after severe traumatic brain injury, new tools. New hopes : the hippotherapy approach ».

"L'étude qui a fait l'objet d'une publication portait sur le cas d'un jeune homme victime d'un traumatisme crânien suite à un accident de voiture. Au sortir d'un coma, ses facultés étaient restées diminuée et l'équipe d'Equiphoria a mis en œuvre un programme d'hippothérapie pour la rééducation des différentes fonctions physiques touchées (élocution, marche, etc.), en complément d'autres thérapies, type kinésithérapie."

L'institut de soins Equiphoria : Vidéo Youtube Conseil Général Lozère

Sources : La Tribune, Equiphoria

14:30 | Tags : equiphoria, santé, hippothérapie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

11/11/2014

14-18 : combien de blessés, d'handicapés?

"La Première Guerre mondiale est particulièrement violente. Face à la puissance de frappe accrue des armées en présence, les troupes subissent des dommages considérables. Non seulement le nombre de morts est démultiplié, mais la quantité de blessés s’accroît et les types de blessures s’aggravent."

Photo : blessés de guerre devant l'Opéra de Paris, jpgLe bilan de la guerre est dramatique pour l'Europe: environ 11 millions de personnes sont mortes au combat.

17 millions de blessés et de nombreux handicapés, 6,5 millions de mutilés(perte d'un membre) que l' on doit essayer de réadapter à la vie civile.La France a perdu 10%(1,4 millions) de sa population masculine active. 6 millions de personnes reviennent invalides.

À ces morts, s'ajoutent aussi les victimes de la grippe espagnole.

 

"Les infirmes de guerre font l’objet de soins particuliers : des centres spéciaux sont créés à leur attention. Les médecins expérimentent en ces établissements de nouveaux traitements tels la physiothérapie, l’hydrothérapie ou la radiothérapie et mettent au point, en collaboration avec des ingénieurs, de nouvelles prothèses. Certains de ces instituts ont également pour vocation de rééduquer professionnellement les soldats invalides de guerre afin qu’ils puissent exercer un métier lors de leur retour à la vie civile.

Photo peinture Marcel Leprin la bohème, jpgLa guerre a des conséquences psychologiques durables. L'Europe de 1918 compte plus de 4 millions de veuves et plus de 8 millions d'orphelins. Beaucoup de monuments sont érigés à la mémoire des morts. Les rescapés dénoncent l'absurdité de la guerre. Beaucoup prônent le pacifisme. Tous souhaitent que cette guerre soit la « Der des der », c'est-à-dire la dernière des dernières (guerres)."

On remarque également la présence de nombreuses personnes gardant encore des séquelles physiques visibles de la Première Guerre Mondiale, qu'on nomme les « gueules cassées ». Ces personnes sont souvent rejetés par la société car ils rappellent la période de Guerre, de souffrance et de démolition.

Sources : Wikiversité, histoire-image.org, Photos : Blessés devant l'Opéra de Paris, Marcel Leprin la bohème

 

14:30 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |

08/11/2014

L'étonnante histoire d'un chercheur, alpiniste, amputé, concepteur de prothèses bioniques

Photo prothèses Biomechatronics, jpg

Hugh Herr, professeur de biomécatronique au prestigieux MIT a inventé de nombreuses prothèses.

Il est lui-même amputé suite à accident d’alpinisme. Il commence donc la conception et la fabrication de ses propres prothèses d'abord simples puis de très hautes technologies.

Des prothèses aux multiples fonctions interchangeables, pour grimper, pointues pour escalader des fissures rocheuses, avec des pieds hérissés de pointes pour s'accrocher sur la glace, bardées de capteurs. La technologie l'a rendu valide et lui permet de réaliser des nouvelles prouesses.

Il est d’ailleurs convaincu que d’ici une vingtaine d’années, un adulte amputé pourra se mouvoir plus facilement qu’un adolescent de 18 ans. Il a mis au point plusieurs catégories de paires de jambes pour des usages différents, de la marche à la course ou la danse.Il a d'ailleurs équipé de prothèse la danseuse Adrianne Haslet-Davis, victime de l'attentat de Boston et qui a repris la danse.

 Video youtube ( en anglais )Hugh Herr : Les nouvelles bioniques qui nous font courir, grimper ou danser .

En plus de sa fonction au MIT de la prestigieuse Université de Harvard, il a fondé son entreprise Biomechatronics qui recherche et met au point diverses prothèses, des membres artificiels aux performances étonnantes comme un genou qui reconnait quand il doit se plier pour marcher sur un terrain cabossé, monter des escaliers ou rouler à vélo.

Ces prothèses se commandent via des électrodes fixées sur les moignons et se servent des impulsions électriques qui parcourent le muscle pour activer les moteurs électriques de la prothèse. Le problème reste le poids des batteries et leur durée de charge.

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