08/02/2014

La justice oblige l’Assurance maladie à rembourser à une malade ses frais de transport jusqu’à l’hôpital

sigle HopitalL’Assurance maladie « devra prendre en charge les frais de transport de Mme F. » au CHU de Montpellier (Hérault), à 400 km de son domicile : ainsi en a décidé le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Roanne, vient de faire savoir la Fnath, qui a assisté la plaignante. Cette habitante de la Loire souffre d’une fibromyalgie, une maladie caractérisée par des douleurs articulaires et musculaires diffuses.

En 2012, des médecins de Roanne et de Saint-Étienne l’orientent vers l’unité de psycho-somatique du CHU de Montpellier : elle pourra y bénéficier d’un traitement qui nécessite une hospitalisation de trois jours tous les mois et demi.Son médecin traitant lui établit donc une prescription médicale pour 12 trajets de son domicile à Montpellier, à  400 km. Mais la Caisse primaire d’assurance maladie de la Loire (CPAM) refuse de payer ces frais de transport au motif que « le soin aurait pu être dispensé dans une structure de soins plus proche du domicile du malade. » Et elle limite son remboursement à 170 km, soit la distance qui sépare cette dernière de Saint-Etienne.

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Source et suite de l'article : Faire-face.fr Franck Seuret , Photo DR

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07/02/2014

Pour vivre "heureux", vivons avec presque deux fois l'AAH

Billets euros790,18 € par mois : pas facile de vivre avec ça : les personnes en situation de handicap le savent déjà, du moins celles qui touchent ce montant correspondant à l’allocation adulte handicapé (AAH). Elles ne sont pas les seules : les Français interrogés pour une enquête de la Drees, rendue publique ce 5 février, partagent leur point de vue. Certes, la question ne portait pas directement sur l’AAH : l’institut de sondage BVA leur a demandé : « Quel est le montant dont doit disposer au minimum un individu par mois, pour vivre ? » 1 490 € ont-ils répondu, en moyenne. Soit près du double de l’AAH.

 

L’AAH sous le seuil de pauvreté

Certes, certains allocataires peuvent bénéficier d’autres ressources : la majoration pour la vie autonome (104,77 €) ou le complément de ressources (179,31 €) ainsi que l’allocation logement (270 € pour un loyer de 550 €). Mais tout ça mis bout à bout ne met toujours pas ces 1 490 dans le porte-monnaie.

 

À titre de comparaison, selon l'Insee, le niveau de vie médian après impôts et prestations sociales s'élevait en 2011 à 1 630 € par mois (la moitié des Français perçoit moins, l'autre moitié perçoit plus). La même année, 8,7 millions de personnes vivaient avec moins de 977 par mois, c’est-à-dire sous le seuil de pauvreté.

Source : Faire-face.fr Franck Seuret, Photo DR

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06/02/2014

Vidéo Facebook d’un handicapé mental humilié : « L’échec d’une société qui ne sait pas prendre en compte ses différences. »

capture écran, vidéo Facebook« T’as vu ta tête de mongol ? » : quand dans des émissions de télévision, les embouteillages, les cours d’école… la référence à la trisomie devient une insulte banale, l’image archaïque donnée des personnes handicapées mentales, la méconnaissance et l’incompréhension peuvent conduire à des actes odieux. Comme celui qui a eu lieu dimanche 2 février après-midi avec la mise en ligne, sur Facebook, d’une vidéo montrant quatre garçons de 12, 14,15 et 16 ans en train de malmener et d’humilier un jeune homme handicapé mental, à Fontaine, en Isère. Placés en garde à vue depuis lundi, les trois plus âgés sont présentés ce matin à un juge pour enfants pour des faits de « violences en réunion sur personne vulnérable ». Cet acte, l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei) entend le dénoncer. Pour la première fois dans un cas de ce genre, elle va porter plainte et se constituer partie civile. « Cette affaire est emblématique de l’échec d'une société qui ne sait pas prendre en compte ses différences, explique Thierry Nouvel, son directeur général. Les vexations, humiliations, moqueries… subies au quotidien par les familles et les personnes, voilà une réalité que ces faits viennent mettre en lumière. »Tous ces petits regards en coin, ces changements de place dans les transports en commun mais aussi ces mots durs prononcés par des voisins, des chefs d’établissements, des tout un chacun.

Source et suite de l'article : Faire-face.fr Valérie Di Chiappari, Photo : capture d'écran

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05/02/2014

Plan cancer : et les personnes en situation de handicap ?

plan cancer 3, conférenc presse, François HollandeFrançois Hollande a choisi ce mardi 4 février, date de la Journée mondiale contre le cancer, pour annoncer le 3e Plan cancer à l’occasion des Rencontres de l’Institut national du cancer (INCa). Le cancer reste la première cause de mortalité en France. Chaque année, 150 000 personnes meurent de cette maladie et 350 000 apprennent qu'elles en sont atteintes. Le premier objectif de ce Plan Cancer 3 est donc tout naturellement de guérir « plus de personnes malades ». L'une des priorités sera la lutte contre les inégalités sociales et territoriales face à la maladie notamment les inégalités d’accès et de recours aux programmes de dépistage.

Faible accessibilité aux mammographies

Si la loi du 11 février 2005 prévoit que l'État doit se montrer « garant de l'égalité de traitement des personnes handicapées » en matière d’accès au dépistage du cancer, la réalité s’avère tout autre. En janvier 2009, la Haute autorité de santé (HAS) a publié un rapport sur l'accès aux soins des personnes en situation de handicap qui mettait en lumière d'importantes difficultés notamment en matière de prévention. Il n'est qu'à constater la faible accessibilité aux mammographies.

Source et suite de l'article : Faire-face.fr Claudine Colozzi

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04/02/2014

Handicap : de trois à neuf ans de plus pour se mettre aux normes d'accessibilité ?

Accessibilité, Triunfador.es.comCe mardi, le rapport du groupe de travail sur l'accessibilité des lieux accueillant du public doit être rendu public. Ce groupe de travail a planché sur des solutions pour pallier les lacunes en matière d'accessibilité. Alors que la loi prévoit une mise aux normes d'ici au 31 décembre, un nouveau dispositif devrait permettre d'obtenir des délais supplémentaires.

Un groupe de travail, emmené par la sénatrice PS Claire-Lise Campion, a terminé ses travaux le 7 janvier dernier et rend public son rapport ce mercredi. L'objectif de ce groupe composé d'associations, de professionnels et de représentants des pouvoirs publics : définir les contours du chemin vers la mise en conformité des établissements recevant du public (ERP) pour les personnes en situation de handicap.

Selon la loi, au 31 décembre 2014, tous les ERP devront être adaptés pour accueillir des personnes handicapées. Problème : cet objectif ne sera jamais tenu. Lors de la dernière Conférence nationale du handicap, en septembre dernier, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a "pris acte du retard considérable et irréversible" pris dans ce domaine.

Jusqu'à neuf ans de délai supplémentaire ?

Le groupe de travail sur la question de l'accessibilité a donc travaillé sur un dispositif déjà proposé par Claire-Lise Campion en mars 2013 : les Agendas d'accessibilité programmée, surnommés Ad'ap. Concrètement, ce sont des documents remplis par les établissements qui souhaitent obtenir un délai supplémentaire pour se mettre aux normes.

En fonction de la taille de l'établissement, le rapport devrait préconiser des délais plus ou moins longs, de 3 ans (pour les commerces de proximité par exemple) à 9 ans (pour les plus gros établissements publics). Cela signifie que la date butoir du 31 décembre 2014 ne serait plus celle de la mise en conformité, mais celle du dépôt des Ad'ap, autrement dit d'une déclaration d'intention de faire des travaux.

Source et suite de l'article : France Bleu.fr

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